Tors

La terre se fait air et le rocher, soleil
peau de la terre fleurie mauve et jaune
sommets et sentiers à lions que la verdure cerne :
sculptures du vent au-dessus de la lande, et la lisière épaisse
d’arbres trapus avec les ruisseaux se faufilant.

Nos promontoires sont toujours des bêtes accroupies
protégeant les seins charnus de terre exubérante :
tigres féroces du nord, chats sauvages du vent
ou éléphants de la tempête aux jambes multiples,
doux chevaux vigilants reniflant la bourrasque,
hauteurs rocheuses esquissant des créatures

La terre se fait air, par le vent fouettée

Et les ponettes que le vent engrosse,
mettent bas des poulains chevelus.
Des éléphants veillent dans les buttes rocheuses,
des chats sauvages y feulent.
Le tigre du nord et le lion couchants
restent pourtant aux aguets …

Ils guettent le renouveau du temps
le retour d’Arthur, la force
qui explose de sa cachette et flagelle
la peau des impies : attente de la Lumière souveraine
que nul n’éclaire, que l’homme n’a pas façonnée.

La roche s’étire cherchant le feu du soleil
récurée par le vent sans fin
étanchée à la racine par l’eau.
Mais vient l’éclair
qui sillonne d’est en l’ouest
qui frappe où il veut.
En vérité a-t-il détruit :
mais où il a frappé le Graal s’est fait.

Nuinn

Dianann

Prenez soin de vous

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