Le voyage de Bran … la suite

 

Un bois avec fleurs et fruits,
sur lequel est la vraie odeur du vin,
bois sans déclin, sans défaut,
où sont des feuilles de couleur d’or.

Nous sommes depuis le commencement de la Création,
sans vieillesse, sans cimetières;
aussi nous n’attendons pas d’être sans force;
le péché n’est pas venu jusqu’à nous.

Mauvais jour que celui où vint le Serpent,
vers le Père, dans sa Cité;
il a perverti ce monde,
en sorte que vint le déclin, qui n’était pas à l’origine.

Par l’avidité et la gloutonnerie il nous a tués,
par elles il a ruiné sa noble race;
le corps flétri s’en est allé par le cercle des peines
et la demeure éternelle des tortures.

C’est la loi de l’orgueil en ce monde,
de croire aux créatures, d’oublier Dieu;
d’être vaincu par la maladie et la vieillesse,
l’âme détruite par la déception.

Un noble salut viendra
du Roi qui nous a créés;
une belle loi viendra par les mers;
outre qu’il est Dieu, il sera homme.

Sous cette forme, celui que tu regardes
viendra de ton côté;
j’ai à aller à sa maison,
vers la femme de la plaine de Liné.

Car c’est Manannân, fils de Lêr,
sur son chariot, sous forme d’homme;
de sa race sera bientôt
un bel homme en corps d’argile blanche.

Manannân, descendant de Lêr, sera
un vigoureux compagnon de lit de Caintigern;
on célébrera son fils dans le beau monde;
Fiachna le reconnaîtra comme son fils.

Mais …. ce n’est pas fini

Imram Brain male Febail

(extrait de cinquante quatrains)

Dianann

Prenez soin de vous

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