Le voyage de Bran … la suite

Le lendemain, Bran partit sur la mer. Sa compagnie était de trois neuvaines d’hommes. Un de ses frères nourriciers ou de ses compagnons d’âge était à la tête de chaque neuvaine. Quand il eut été deux jours et deux nuits sur mer, il vit venir un homme dans un char sur la mer. Cet homme lui chanta trente autres quatrains et se fit connaître comme étant Manannân fils de Lêr ; il dit qu’il avait l’intention d’aller en Irlande après de longues années et qu’un fils lui naîtrait qui s’appellerait Mongan, fils de Fiachna. Puis il chanta ses trente quatrains:

Bran trouve que c’est une belle merveille
de traverser en barque la mer claire,
tandis que pour moi, autour de mon char, de loin
c’est une plaine fleurie sur laquelle il chevauche.

Ce qui est la mer claire
pour le bateau à proue où est Bran,
c’est une agréable plaine avec beaucoup de fleurs,
pour moi, de mon char à deux roues.

Bran voit
nombre de vagues répandues sur la mer claire
je vois, moi, dans la Plaine des Jeux,
des fleurs parfaites à la tête rouge.

Les chevaux de mer brillent à l’été,
aussi loin que Bran étend son regard;
des rivières versent un flot de miel,
dans le territoire de Manannân fils de Lêr.

La couleur de l’océan sur lequel tu es,
la nuance blanche de la mer sur laquelle tu rames,
c’est le jaune et le bleu répandus,
c’est de la terre qui n’est pas dure.

Les saumons tachetés sautent du sein
de la mer blanche que tu regardes;
ce sont des veaux, ce sont des agneaux de couleur,
en amitié, sans meurtre mutuel.

Quoique l’on ne voie qu’un conducteur de char,
dans la Plaine agréable aux maintes fleurs,
il y a beaucoup de coursiers à la surface,
bien que tu ne les voies pas.

Étendue de la plaine, nombre des troupes,
couleurs qui brillent dans la pure gloire;
beau torrent d’argent, degrés d’or,
accueillent, parmi toute sorte d’abondance.

Jeu charmant, plein de plaisir;
ils jouent devant le vin qui mousse,
hommes et jolies femmes, sous un berceau,
sans péché, sans crime.

C’est sur le haut d’un bois que nage
ta barque à travers les cimes;
il y a un bois chargé de fruits très beaux,
sous la proue de ton petit bateau.

Mais …. ce n’est pas fini

Imram Brain male Febail

(extrait de cinquante quatrains)

Dianann

Prenez soin de vous

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