Math

Math. « Les trois premières magies, » disent les Triades, « sont: celle de Math, fils de Mathonwy, qu’il apprit à Gwydyon, fils de Don, celle d’Uthur Pendragon, qu’il apprit à Menw, fils de Teirgwaedd, celle de Rudlwm Gorr, qu’il apprit à Coll, fils de Collvrewi son neveu. » (Triades Mab., p 302, 1. 20; cf. Skene, Four anc. books, append. II, p. 460: Rudlwm est remplacé par Gwidolwyn Gorr). Taliesin parle de la baguette enchantée de Mathonwy (Skene. Four anc. books, p. 947, 25), et fait aussi une allusion à la magie de Math (ibid., p. 200, v. 1). « J’ai été, » dit aussi un poète du Livre Rouge, « avec des hommes artificieux, avec le vieux Math et Govannon (Skene, Four ancient books, p. 303, v. 20; le texte donne gan Vathheu, il faut lire gan Vath hen). » Dafydd ab Gwilym nomme comme les trois maîtres en magie, Menw, Eiddilic Corr le Gaël, et Maeth (sic), sans qu’il soit possible de supposer une erreur de l’éditeur pour Math (p. 143). M. Rhys en fait une sorte de Plutus ou Pluton gallois (Lectures on welsh philology, 2e édit., p. 413, 414). Il est évident. que les. trois noms de Math, Mathonwy, Matholwch dérivent de la même racine. Zimmer a voulu tirer Mathonwy d’un nom irlandais au génitif Mathgamnai (auj. Mahony). C’est invraisemblable pour bien des raisons. (Zimmer, Götting. Gelehrte Anz., 1890, p. 512). Les dérivés en -onwy sont fréquents en gallois : Daronwy, Gronwy, Gwynonwy, Euronwy, etc.

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